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François Blanchecotte

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ASSISTANTES MATERNELLES

Ces personnes sont de statut privé, employées multiples, payées par la famille directement, quitte à ce que cette dernière reçoive une aide personnalisée de la part de la CAF.

Elles ont un agrément de la part de la DDASS (Conseil Général) qui assure aux parents une garantie de qualité de service pour les enfants qui leur sont confiés (contrôle inopiné de la puéricultrice de la PMI).

Elles sont censées avoir reçu une formation de 60h visant à « perfectionner les capacités relationnelles et d'accueil de la personne », répartie au cours des 5 ans que dure l'agrément, dont 20 h dans les 2 premières années d'agrément. A l'issue de cette période, elles peuvent demander un renouvellement de cet agrément.

A cette fin aussi, le nombre maximum d’enfants confiés, à la fois présents au domicile de la gardienne, est fixé à 3 enfants, rarement 4.

Leur rémunération minimale est fixée à % du Smic par heure et par enfant.

Indemnité d’entretien : 2.65 € par jour

Elles ont a gérer la garde des enfants en les préparant à rentrer dans le cycle scolaire, donc en les socialisant doucement et en tenant compte des demandes des parents.

Ainsi sont-elles conduites à les faire accéder à la halte garderie dans cette logique. Or la halte-garderie ne leur est ouverte que le mardi matin, jeudi et vendredi matin.
Cette organisation manifestement pourrait être améliorée : il serait souhaitable que les enfants dans le but de préparer l’évolution qu’ils auront à connaître puissent passer une journée continue avec prise de repas sur place de manière assez régulière pour que la chose leur devienne naturelle.
Cette attente manifestement était antérieurement entravée par l’absence de moyens, mais aujourd’hui, avec l’espace ouvert à l’école Lamartine et ses m² disponibles cette affaire devrait voir son organisation transformée et son action en tant qu’outil municipal de justice et d’équité sociale optimisée.

Détail sans doute sordide, mais si les assistantes maternelles ont à gérer ces enfants, c’est parce que les parents travaillent, produisent et paient des impôts à la commune. Pour autant ils doivent déjà recourir à un service privé pour aboutir à conserver un équilibre, faut-il les exclure du système de solidarité sociale de la commune. D’autant que les aides maternelles paient une redevance horaire quand elles confient l’enfant à la demande des parents à la halte garderie. Si cette somme était trop modeste, et encore faudrait-il en justifier, quand et en quoi ces assistantes maternelles ont refusé d’en discuter.

Là encore le constat est simple :
* on est dans un système non abouti, en régression sociale par rapport à la situation antérieure tout en ayant affecté des moyens beaucoup plus conséquent ;
*on masque derrière un discours social dont on serait seul possesseur des vertus une situation qui se dégrade par absence de volonté constructive et souci vrai d’écoute des besoins, auquel on oppose un formalisme et un dogmatisme digne des années 50.
*on accroît les injustices sociales toujours au nom de ce dogmatisme ambiant car il faut le dire avec force : à force de faire payer ceux qui ont trois sous, on en arrive à les conduire à des situations plus difficiles que la nature le veut et à créer des injustices aggravées.
Voilà la situation dans sa réalité.

Combien de parents en souffrent ?
Combien d’enfants en pâtissent ?

Nous avons une position claire et nous recherchons en permanence, des solutions souples, intelligentes, adaptées et adaptables avec le temps dans un consensus avec les usagers, fondées sur des bases politiques indiquées, connues et transparentes.
Nous ne voulons pas d’une gestion floue, d’opportunité, et répondant aux vœux de quelques uns, qui appartiennent à un clan qui seul aurait le monopole de l’intelligence.

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Publié le 22/10/2006

Quelques commentaires :

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le 10/12/2006, Commentaire de Mme V.B-F

Monsieur,
J’ai lu votre article qui est très incomplet. Pourquoi est-il limité aux assistantes maternelles privées ? C’est dommage car il fait penser que le régime de la commune serait plus favorable.
Si c’est vrai, ce n’est pas normal de ne pas le dire et de le sous entendre.
Si ce n’est pas le cas, vous ne devez pas le laisser supposer. Soyez clair au lieu de tourner autour du pot.
Merci de passer ce message sur le site pour que des assistantes maternelles, et non des gardiennes d’enfants terme ringard, dans chaque situation puissent réagir.

Réponse de F. Blanchecotte :

Madame,
Je vous remercie de l’intérêt que vous avez porté à cette analyse.
J’ai déjà répondu sur l’usage du mot gardienne d’enfant pour éviter des répétitions et je n‘ai pas encore lu d’autre expression que garde d’enfant même dans des textes officiels, je n’ai pas non plus entendu de parent dire « comment je fais assister maternellement ma fille ou mon fils ». Donc si ce terme en effet dépassé vous choque, recevez mes excuses et mes regrets car ce n’est pas l’essentiel de l’article.
Il veut répondre aux propos des jeunes parents concernant les difficultés qu’ils rencontrent pour en faire assurer la garde de leur enfant, difficultés accrues selon les horaires de travail.
Avec les difficultés d’emploi, le coût de la vie, les impôts sur le revenu comme les impôts locaux, il est compréhensible que les parents s’attachent à leur emploi, même assez mal rémunéré et souhaitent avoir recours à une assistante maternelle. Son propos n’est pas de chercher à mettre la discorde entre les salariés de la commune et des parents, comme quelqu’un l’a dit.
L’enjeu c’est le petit enfant et son développement. Les enfants entre 6 mois et 3 ans eux ne font pas de politique et quelle que soit l’origine et le milieu de leurs parents, les enfants se forment déjà chez l’assistante maternelle communale ou privé. Ils doivent bénéficier de la meilleure égalité des chances.

A nos yeux, il faut donc tenter de trouver le meilleur moyen de faire pour tous le même effort, y compris pour les assistantes maternelles elles mêmes.
Vous soulevez la question et je vous réponds oui le statut de l’assistante maternelle est nettement différent entre celle qui est rattachée à la commune et celle qui relève du privé.
Vous demandez de dire ce qu’il en est. De ce que les parents disent et de ce qu’on a bien voulu nous déclarer :

* l’assistante maternelle Statut Mairie en exemple pour 3 enfants est payée brut:
1 enfant à temps plein 47.25 h soit 390.75 € à 8.270 €
1 enfant à temps partiel (à 32 h payées pour 40 h 330.80 €
1 enfant à mi-temps (à 24 h payées pour 30 h 248.10 €, soit 969,65 €

* l’assistante maternelle Statut Privé en exemple pour 3 enfants est payée brut:
1 enfant à temps plein 47.25 h soit 390.75 € à 8.270 €
1 enfant à temps partiel à 32 h payées 32 h 264.64 €
1 enfant à temps partiel à 24 h payées 24 h 198.48 €, soit 853,87 €
La différence n’est pas énorme en chiffre mais énorme considérée en salaire. Le régime de protection sociale n’est pas identique.

Pour l’assistante maternelle Statut Privé dont il faut déduire en plus :
* l’assurance Trajet Travail pour amener les enfants à la Halte Garderie, si les parents le demandent
* payer la Halte Garderie pour les heures considérées,….,
Au cas où il n’y a temporairement qu’1 enfant à garder la mairie garantit 780€ de revenus, pour le privé l’ASSEDIC apprécie au cas par cas et refuse souvent pour la perte de 24 h par exemple, cas de la réduction du temps de garde.

L’objectif n’est pas de critiquer : Il y a un vrai écart de situation pour l’assistante maternelle selon son statut.
Nous souhaitons voir les choses évoluer positivement. Oui la petite enfance coûte et le maire ne se prive pas pour le dire, ce qui est vrai, et la commune n’a pas d’obligation pour les enfants de 6 mois à trois ans, ce qui est vrai aussi.
Nous voulons que la petite enfance soit un domaine prioritaire et plus juste. La qualité des personnes n’a rien à voir dans l’affaire, ni la qualité du service qu’elles rendent et l’agrément n’est pas donné par la mairie, ni à la « tête du client » !

Ce que nous souhaitons, et la remarque vient bien des parents, c’est une meilleure socialisation des enfants, dès l’âge de deux ans, avec la possibilité pour eux d’avoir une journée complète et de prendre le repas sur place, dans l’ensemble des structures d’accueil et pour l’ensemble des enfants.
Cette pratique là aussi favorisera l’épanouissement de l’enfant en facilitant son accès en maternelle et son plaisir d’entrer à l’école.

La réussite de cette première phase est essentielle, et tout le monde en convient, pour que l’école soit un lieu privilégié d’insertion du jeune enfant.

Ce que nous demandons c’est le respect des enfants quels qu’ils soient et le respect des assistantes maternelles quelles qu’elles soient.
C’est une égalité réelle pour un service identique, certains disent plus de justice sociale, et nous voudrions les constater.

574 personnes ont lu cet article et vous êtes la 4° à nous adresser un mail sur cet article parmi les 32 reçus en commentaire.
Il a été l’objet, et je vous en remercie, d’un complément d’information sur un sujet qui manifestement a eu un écho large dans la population attestant ainsi de l’acuité du problème évoqué.
Espérant avoir répondu à votre attente, recevez mes sentiments respectueux.

 
 
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