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François Blanchecotte

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QUE SE PASSE-T-IL A LA RABIERE ? UNE RENOVATION ?

Joué lès Tours se caractérise par des zones : Les zones fragiles de prévention et Les zones de rénovation. Ces critères sont définis suivant le degré de dégradation.

Le quartier de la Rabière fait l’objet de toute l’attention que peuvent apporter de tels plans publics, quand ils s’inscrivent dans une volonté construite, concertée, à la recherche de coopérations intelligentes et non démagogiques, sans sectarisme, donc bénéfiques pour le citoyen comme pour la ville .

(Photo situation dégradée actuelle: )

Très souvent, des articles de presse vantant telle ou telle décision de cofinancer une opération de relance commerciale, ( ici : épicerie multi services faisant office de dépôt de pain-boulangerie, bureau de tabac, poste, là : une auberge,…) avec une constante : on a attendu que la situation soit totalement désespérée, voire qu’il n’y ait plus rien, pour se mettre en quête d’un local à rénover entièrement bien sûr, à rechercher le commerçant qui acceptera de « galérer », de fédérer les choses pour tenter de faire revenir quelques clients de plus pour arriver tout juste à survivre.
D’évidence personne n’avait rien fait de constructif auparavant, maintenant personne ne peut plus être opposé à voir se réinstaller, même largement financés, des services de proximité.
Ces opérations concernent généralement des zones rurales, des zones en voie de désertification. Tout est simple car cela frappe l’œil : le villages est mort !

Mais, c’est faire fi de la réalité des zones urbaines vieillissantes qui sont frappées du même syndrome, mais diffus, moins visible, masqué par une certaine agitation due à la vie de la ville, pas obligatoirement celle des personnes. Là, en ville, on considère que le commerçant n’a pas besoin d’être aidé, que le système libéral n’a pas à financer le privé,… enfin tout un discours si irréaliste qu’il en devient idiot, puisque trop éloigné de la réalité et du vécu subi alors par la population.

(Photo situation dégradée actuelle: )


Ce discours est tenu d’ailleurs par les mêmes qui parlent de vivre mieux, d’avoir des services de proximité, de mieux vieillir chez soi, et la liste des vœux, souhaits et incantations peut être longue. Mais là, on ne fait rien pour y remédier en fait ! Chez ces gens là on attend ! Cela coûtera beaucoup plus cher, mais ce n’est pas encore assez grave. Pourtant chacun sait sans faire d’études coûteuses et compliquées,…simplement avec bon sens et dans sa vie au quotidien, qu’il vaut mieux réparer une petite panne plutôt que d’attendre pour que l’outil casse et être contraint de le remplacer.

La ville mérite une politique adaptée à sa vie, et non une politique de la ville adaptant la vie.

D’après nos informations, le Centre Commercial de la Rabière devrait faire l’objet d’une rénovation, politique que François Blanchecotte et ses conseillers demandent depuis bien longtemps, pour les quartiers qui ne sont pas centraux, avant qu’une désertification et une désaffection ne s’y installent et que la population se recroqueville sur elle-même faute de voir un paysage autre que vieillissant.. Avec cette morosité qui s’installe, c’est aussi l’incivilité, bénigne d’abord, puis s’enracinant et grandissante, pour en arriver à de la violence urbaine d’oisiveté et aboutir à la violence de révolte et de refus gratuite, devenue culturelle.
Pour que le citoyen adhère à un projet, il faut l’inscrire dans un programme lisible, cohérent, porteur d’espoir au quotidien, durable, et s’y tenir.

(Image situation rétablie: )

Un programme, parce que tout n’est pas possible, tout de suite, parce que tous les quartiers méritent une attention égale et que le programme rassure les projets et associe le regard des habitants qui le voient se dérouler dans le temps.
Un programme ce n’est pas électoral, c’est un contrat moral de gestionnaire inscrit dans le temps, et au-delà des personnes.

C’est bien de refaire les peintures, mais pour les voir tagguées, refaire les rues c’est bien surtout si on pense à enfouir en même temps les câbles de distribution et à embellir la vue,…
En un mot : on peut redonner des couleurs, on peut redonner les couleurs de la vie, mais c’est la vie qu’il faut redonner avec ses couleurs.

(Image situation rétablie: )

Un quartier bien géré, c’est un village dans la ville, avec une âme, ses bistrots et lieux de convivialité, les hâvres que constituent église et mosquée, ses services de proximité, dont un Centre Commercial accueillant et adapté, des espaces de repos et de calme conçus pour tous et tout âge.
Pouvoir dire: « mon quartier, c’est mon village », avec un sentiment d’appartenance fort, c’est quelque part être d’une grande famille et être plus solidaire.

Nous serons heureux d’apprendre que le programme de la Rabière existe en tant que programme et que les projets 1, 2 ou 3 et plus identifiés clairement et mis en cohérence, seront planifiés, connus et structurés.

(Image situation rétablie: )


Cohérence car ils doivent s’imbriquer dans une dynamique permanente et ressentie, chaque partie de la zone considérée devant en permanence se sentir rattachée à l’ensemble. On ne fait pas des rues, pour ensuite modifier ou rectifier, puis des immeubles publics sans soutenir le privé,… Le pouvoir du maire est de rechercher un consensus actif dans une relation gagnant – gagnant pour tous.

Que la Rabière soit le premier quartier à en bénéficier, soit et tant mieux !

Mais que les autres quartiers voient aussi leurs problèmes pris avec la même volonté en partant de la rénovation du plus près de la vie du citoyen pour aboutir à faire les boulevards et non l’inverse.

Nous quitterons alors

l’ère de la gestion électoraliste pour entrer dans l’ère de la politique de la ville,

celle de la gesticulation et des mots pour entrer dans celle des faits pour l’humain.

L’enjeu pour demain est là et que vivent nos quartiers !

(Image situation rétablie: )

Publié le 14/09/2006

 
 
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