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Osons Ensemble, Relevons le Défi

François Blanchecotte

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Un problème clair est identifié, celui des déchets de soins.
Dès la fabrication même, le professionnel de santé sait de manière certaine qu’un déchet de soins en découlera.
A l’utilisation, l’usager ne sait pas obligatoirement quelles sont ses responsabilités et ce que disent les textes.
Or,
* l’usager est responsable de son déchet, de la production (soins) à la destruction finale, art. R44-1,
* le déchet ne doit pas être évacué avec les articles ménagers,
* les pharmaciens ne sont pas habilités à récupérer les déchets qui ne sont pas de leur propre production.

Que se passe-t-il réellement dans la vie au quotidien ?
Prenons un diabétique, insulino-dépendant, pour faire simple.
Quand il achète son aiguille, il sait qu’il devra la jeter quelque part.

- Le plus simple serait en allant chercher ses nouvelles doses de remettre à la pharmacie les déchets, aiguilles pour le dosage et bandelettes de tests ensanglantées, c’est interdit, ou bien de disposer près de la pharmacie d’une poubelle spécifique à ramassage public, rien n’est en place.

- S’il les entrepose au domicile pendant un temps, disposant alors d’un stock de seringues et autres, pour aller les jeter il tombe sous la réglementation de transport de matières dangereuses (loi n°42-262 et 75-633), voire de textes réglementaires connexes.

Conclusion : Désabusé et faute de mieux, il jette le tout dans ses ordures ménagères.

La question qui se pose en corollaire est bien : ces habitudes prises, comment y remédier, d’autant que d’autres affections plus sérieuses sont lourdes de conséquences en terme de santé publique ?

Plusieurs points doivent être mis véritablement sur la table:
* un individu a-t-il les moyens de prendre un abonnement personnel auprès d’une société privée pour ces déchets individuels ? A quel coût supportable ? Ces mêmes personnes, parfois relativement jeunes, ont souvent des problèmes connexes liés à leur pathologie spécifique, assez mal pris en charge (optique, dentition)
* peut-on accepter durablement de ne pas voir la question et de laisser le tout filer dans les poubelles et avec quelles responsabilités si un agent d’entretien se blesse, un enfant se contamine,… ?
* une collecte dans un récipient étanche adapté déposé au pied des pharmacies relevé par une filiale de Tours Plus, ce qui ne résout pas la question pour le département d’une part et si le Lochois a mis une procédure en place pour autant et elle est loin d’être parfaite et elle est en l’état peu légale?
* peut-on demander ce service de collecte de regroupement d’une zone géographique à une pharmacie qui se verrait alors accorder un privilège concurrentiel ?
* pourquoi ne pas mettre dans des espaces dédiés des poubelles enfouies dans le sol, hermétiques, sur des lieux de regroupement ou de passage de population, les parkings de supermarchés,…. ? Car en fait il faut assez peu de lieux pour drainer 80 % de ces déchets, d’autant que les producteurs en sont assez souvent conscients (et que leur suivi médical permet toujours dans la discussion de leur faire une piqûre de rappel ! d’accord c’était facile à placer !).
* les textes n’excluent pas l’existence en déchetterie de déchets spéciaux aux conditions d’isolement et de sécurité prévues par la loi. Il y a là une opportunité de regrouper aussi bien les productions diffuses que celles de professionnels de santé exerçant en libéral. Il pourrait s’agir pour le moins d’une première avancée du dossier, la moins coûteuse, permettant des phases d’études pour des étapes ultérieures, car il est évident que le vieillissement de la population augmentera cette quantité sur les deux axes précisés.

Il est clair qu’il s’agit là d’une affaire de longue haleine pour aboutir à une solution architecturée à un coût économique global acceptable.

En étiez-vous informés, comment et par qui ?

Réagissez, faites nous connaître votre sentiment,
vos propositions.

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Publié le 05/08/2006

 
 
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